Déficit foncier : réduire ses impôts grâce aux travaux
Bien utilisé, le déficit foncier est l'un des rares leviers pour faire baisser votre impôt sur le revenu grâce à un investissement locatif. Mode d'emploi.
Le principe
En location nue au régime réel, si vos charges déductibles (travaux, intérêts, taxe foncière…) dépassent vos loyers, vous créez un déficit foncier. La part liée aux travaux (hors intérêts d'emprunt) s'impute sur votre revenu global, dans la limite de 10 700 € par an — de quoi baisser directement votre impôt.
Exemple : 12 000 € de travaux et 6 000 € de loyers → 6 000 € de déficit imputables
sur votre salaire imposable. À une tranche de 30 %, c'est environ 1 800 € d'impôt en moins.
Les règles à respecter
- Régime réel obligatoire (pas le micro-foncier) ;
- Seules les charges déductibles comptent (entretien, réparation, amélioration — pas la construction) ;
- La fraction due aux intérêts d'emprunt ne s'impute que sur les revenus fonciers, pas le revenu global ;
- Le surplus au-delà de 10 700 € est reportable sur vos revenus fonciers pendant 10 ans ;
- Vous devez conserver le bien en location pendant 3 ans après l'imputation.
Outil gratuit
Calculateur 2044 (revenus fonciers)
Renseignez loyers, charges et travaux : l'outil calcule votre résultat foncier et votre déficit imputable.
Calculer mon revenu foncier →Le déficit foncier se marie bien avec un achat nécessitant des travaux : vous rénovez,
vous défiscalisez, et vous valorisez le bien.